Lolilol

Lolilol
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GrOoOos BiZoOoouX Ma BiBinOouX D'amOooOr //Keur //SeX //Luv !







Oui, bon, pardon.

# Posted on Wednesday, 01 March 2006 at 1:33 PM

- Parce que. -

- Parce que. -
Les nuits sont courtes, et les journées n'ont jamais été aussi longues. J'ai froid. Je sens mes mains se crisper au fur et à mesure que je pose mes doigts sur le clavier. Je crois que c'est la fatigue. J'aime me sentir fatiguée, quand les yeux piquent et sont sur le point de transpirer. L'état comateux est l'un des plus propices à la réflexion pour la simple et bonne raison que l'on peut tout oublier en passant une seule nuit de sommeil. On se sent moins con de s'être trop torturé ensuite, les questions n'existent plus, et puis existaient t-elles déjà ? Je ne sais absolument pas ce que je fous ici, je sais juste qu'il fait trop froid dans mon lit pour pouvoir survivre à l'intérieur. Je sais aussi que les clopes espagnoles ont augmenté et que du coup je me retrouve avec des clopes complétement infumables. Bordel ce que ça fait chier d'être pauvre, tiens. Mais rassurez-vous, la survie est assurée, le coca est au frais dans un endroit sûr où absolument personne ne pourra me l'enlever. Oui de nos jours, le coca se protège comme tout trésor. Je n'ai pas ouvert un cahier. J'ai un bac blanc lundi, il paraît que c'est grave, ça me fait sourire. Je crois que mon lit s'est réchauffé, enfin. Je crois que mon chat a trouvé judicieux d'aller s'y poser pour réchauffer ne serait-ce qu'une petite place. Alors en attendant qu'il crève de la grippe aviaire, je vais aller de suite profiter de ses bienfaits.

Bonsoir.

# Posted on Tuesday, 28 February 2006 at 2:51 PM

Juste le temps d'une cigarette.

Juste le temps d'une cigarette.
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Noir et blancs sur fond vert, nos mots se posent ici comme s'ils n'en étaient jamais partis.
Noires et blanches sur fond bleu, nos silhouettes ont sillonné la ville comme si tout leur appartenait.
Comme si tout ça avait juste duré le temps d'une cigarette.

On se sent comme la braise froide qui tombe sur le bitume, d'avoir trop été consummé. On se sent consummés, oui. Mon ventre à le gout du tabac froid. Gelé.

Et puis il faut que les choses reprennent leurs cours. Pourquoi les choses ont-elle un cours? Pourquoi n'y a t-il pas plus de chemins à suivre ? Toujours la même ligne droite, on a beau s'en éloigner occasionalement, on revient toujours là, droits comme des piquets derrière l'écran pixelisé. La main droite sur la souris, la main qui a froid. La main gauche figée au dessus du clavier, prète à intervenir a chaque instant. Voilà donc nos seuls reflexes.

Ici, les cours reprennent. Je ne prends pas les cours, c'est eux qui me prennent, j'ai beau me faire fuyante et suintante comme un savon, ils me rattrappent. Oui, les cours m'ont repris.

Frigo detient coca, et je détiens frigo. Casquette détient grelot, et je détiens casquette. Flingue en plastique détient magie, et je détiens flingue en plastique.

Comme il se doit.

La tête baissée vers le bitume gelé, mes pas martèlent le même chemin dejà trop martelé. Je fais le bilan des souvenirs, je me revois parcourir la chambre aux murs bleus, je revois les livres de la bibliotheque, je revois, surtout, surtout, son reflet qui se coiffe. Dans le miroir.

Et les yeux dessinés à l'index dans le vide.
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# Posted on Monday, 27 February 2006 at 1:15 PM

- Le citron saigne acidumment de la sève acidulée, ce n'est pas tellement sucré mais c'est loin d'être salée© -

- Le citron saigne acidumment de la sève acidulée, ce n'est pas tellement sucré mais c'est loin d'être salée© -
Quelques tours de villes en voiture en espérant l'aperçevoir quelque part. On se perd un peu, on ne sait pas vraiment ou elle a été se nicher. Les lumières des Hotel Ibis nous pulvérisent le blanc des yeux tandis que la gare routière est toujours là, à droite, puis à gauche. On ne sait plus où on est. Une voix dans le téléphone, la sienne d'abord, toujours ce même accent qui vient de loin, puis la voix d'un type, un type qui connait. Il nous guide jusqu'à elle. Parking des supers surgelés Picard. Et Fée arrive doucement aux pas du roots. Quelques heures après, mon dessin dans une main, et Eclipse Totale qui me chatouille l'autre, je savoure de pouvoir enfin être avec elle. Les minutes sont longues dans la voiture, les conversations sacadées, puis Mickey 3D. Rien de tel pour unir quelques petits brins de voix fatiguées, prêtes à s'endormir.
Les faux pépitos ont même presque le goût des vrais tellement tout semble surréaliste. Elle est dans ma cuisine, l'écran a disparu, les pixels n'existent plus pour quelques jours. Les grelots de sa casquette m'inspire, ils me suivront jusqu'à ce qu'elle remonte dans le train. Je voulais qu'elle laisse des traces un peu partout, alors je lui ai donné un marqueur noir et lui ai fais signe que mon sac lui était offert comme support. Elle a dessiné, en silence, et puis. Ouais, qu'est ce que j'aime quand elle dessine. Elle a photographié aussi, comme elle seule sait le faire. Je l'ai amené voir La Flêche, je savais qu'il voulait la revoir, et elle sans m'en parler directement, devait certainement avoir encore envie de jouer un peu avec le pirate. Je me suis enfuie quelques heures, les laissant savourer leurs moments à eux, les souvenirs font partie de ces choses que l'on a pas envie de partager avec d'autres.
Elle est repartie trop vite, je n'ai pas attendu que le train s'en aille, je me suis tirée avant. Tu sais quand ça commence à te prendre aux tripes, que tu commences à te dire que tu sais pas quand tu pourras la revoir, tu préféres te tirer en vitesse avant de te retrouver dans un état complétement pitoyable. Je me souviens avoir mis que cinq minutes à redescendre, je n'ai jamais fais aussi vite. Je suis rentrée, je me suis couchée, et j'ai commencé à me souvenir.

Je me suis rendue compte qu'en seulement dix minutes, tout s'était transformé en souvenirs.


NB : Photo prise par Fée..
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# Posted on Monday, 27 February 2006 at 6:26 AM

- Comme Bac. -

- Comme Bac. -
Comme une envie de refaire des bulles à coup de cuillère en plastique. Comme une envie de sauter par la fenêtre, et de partir pieds nus en courrant vers la gare, sauter dans le premier train, et arriver là, comme ça, mogie. Sauf que non.
Sinon vous ça? Rien à foutre.
Y a plus de coca. Plus de produit à bulles. Plus de certitudes.
Y a plus de gribullage, il est à l'abandon. Ou ça tu dis? l'Abandon? Joli.

Elles vivaient à l'Abandon. Potit monde pas bien grand, juste la place pour nous tous, et pour vous aussi, welcom. On sera ni gentilles, ni sympa, ni accueuillantes, ni rien d'autre, mais on sera là, et on ouvrira la porte à tout le monde. Tous égaux hein. Yihah.
Je sais pas ce que j'fous là à poser des mots qui n'ont aucun sens, à les poser dans tous les sens, a en tirer l'essence, alors qu'au fond c'est bien connu, nous, on va jamais dans l'bon sens.

Parce qu'il y a des moments, ou tourner en rond, c'est agréable, parce qu'on repasse vingt fois aux mêmes endroits... Ces endroits qu'on aime tant.

# Posted on Monday, 30 May 2005 at 5:21 PM