[ Oui, mais. ]

[ Oui, mais. ]
Partis. Aprés avoir fermé la porte. Vide. Seul. Cruellement con.
Alors, là :

Toc toc toc.

Entrée. Nombreux. Des biens, des moins biens. De ceux qui viennent pour le buffet puis quis 'en vont. D'autres qui te font un sourire sincère, et s'installent là, pour discuter, et puis qui restent. Pendant ce temps. La porte reste ouverte. Moment étrange. Nouveauté. Bonjour. Aurevoir. A bientôt?

Comme un quai de gare. Sauf que. Des gens qui montent. D'autres qui descendent. Toi, au milieu, cruellement seule, cruellement con. Attendre. Qui ? Personne. Tout le monde. Personne viendra. Tout l'monde est là. Rien à perdre.

Mal au ventre? Bois du coca. Eux? Partis, train d'avant. Habitat vide, temporairement. Personne reste toute la vie. Tout l'monde a un train à prendre. Personne a vraiment envie. Et pourtant.

Rester là, au milieu, et attendre. Etre l'entourage de ceux qui t'entourent. Etre un "autre" parmis les Autres. Sourire, tomber, se relever, sourire, se recoiffer, sourire. Gené. Attendre. Le prochain train. La prochaine cargaison d'amis qui vomira son indifférence en toi. Partager. Hot dog. Sourires. Souvenirs. Et puis le reste. Sauf, ce qui ne se partage pas.

Moi? Moi, j'rate toujours mon train. Je reste là. Jusqu'au prochain. Que je raterais. Etc.. Le clodo' qui habite la gare. Alors, si tu t'sent seule, un soir... J'suis le clodo d'ta gare.
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# Posté le vendredi 06 mai 2005 18:56

- T'as pas écris sur Gribullage ! //colère -

- T'as pas écris sur Gribullage ! //colère -
Alors j'écris. Et de toute façon. J'en ai envie. Je regardais des photos de gens. Des années passées. Des gens qu'on croyait toujours là. Et qui. Finalement se sont tirés en courant en n'oubliant pas de fermer la porte derrière eux. Pour ne jamais la réouvrir. Je me suis demandée ce que j'avais pu bien faire. J'ai juste. Redoublé.
Et ça fait mal. Mal. Pas de les avoir perdu. Parce qu'en somme ils étaient que de vulgaires connaissances. Je me faisais pas trop d'illusions sur leur statut. Mais. Ce qui fait mal c'est de se retrouver tout seul. Sans le vouloir. A un moment de sa vie ou on se sent cruellement con. Alors on avance. D'abord seul. Puis ensuite des maillons se raccrochent aux bras nus. On rit. On sourit. Et ça repart. Mais avec moins d'intensité. Moins d'envie. On part dans l'idée qu'il est évident qu'ils s'en iront. Et que. De toute façon. On s'en bat les canettes qu'ils se cassent un jour ou l'autre. On ne s'investit pas. Mais on les apprecie quand même. On les aime pas. Oh non. Ca certainement pas. On les vexe. Parce qu'on fait comme si ils existaient pas. Comme si ils étaient là. Que. Pour nous divertir. On pleure plus. Parce que pleurer. Ca mène à rien. On les laisse s'enfuir. Ca fait mal au ventre parfois. Et. On se durçit. Et on s'en va. Les mains dans les poches. Les yeux dans le vide. Et on recommence. Jusqu'à ce qu'ils ne deviennent plus rien. Jusqu'à ce qu'ils soient juste ceux qui ont les mots qu'il faut. Les mots qui rassurent. Les mots qui aident. Les mots emballés dans un plastique de douceur. Mais. Qui ont surtout compris. Qu'ils ne devaient rien. Promettre.
Ceux-là. Sont ceux que je préfère. Ceux qui ne promettent pas. Ceux qui ne disent pas qu'ils nous aiment. Ceux qui ne font juste qu'assembler des mots. Et qui s'en serve. A bon escient. Mais. Quand les choses ont changées. Le rire. N'est plus le même. Le confiance. N'existe pas.

Et encore une fois.

On se sent cruellement seul. A un moment de sa vie. Ou on se sentait déjà cruellement con.

# Posté le vendredi 06 mai 2005 09:21

[ Les oiseaux sans plumes ]

[ Les oiseaux sans plumes ]
Bien. Chacun mon tour. Vous l'aurez compris : En noir c'est Elle, en blanc c'est moi. Et inversement. Bref, là, c'est moi. Bonjour.
01h02
J'aime bien ces heures là, ou on est persuadé d'être toujours aujourd'hui, alors qu'au fond, on est demain. Je devrais m'affoler, parce que mes bagages sont pas prètes, parce que demain j'monte encore dans un train a l'arrache, et que j'ai encore rien de pret; mais non. J'ai la flemme de m'affoler.
Moi, je sais parler de moi. Je sais faire que ça. C'est nul hein ? Comme si je connaissais personne d'autre. Ouais, comme si.
J'aurais du m'appeler " Comme si". Moi, encore moi, comme si y avait que moi. Oui, c'est surement ça même, y a que moi.
Non, y a LePen aussi. Je l'ai vu. A la télé. Vous avez déjà pleuré devant le Titanic je suppose ? Pas moi. Devant France 2 par contre ...
J'ai peur. Je supporte pas l'idée d'avoir peur, et pourtant, ces derniers temps, il n'y a pas d'autre mot, vraiment.
Tiens, il neige, ca change, ces derniers temps il pleut des bombes ...
Ca m'embeterait de devoir fuir, d'ici quelques années, entre la Hollande et le Mexic, et de revenir de temps en temps, foutre mon petit papier dans l'urne, et repartir au chaud, parce qu'ici, on gèle dans l'indifférence.
Même si on s'arrache la geule, à gueuler qu'il faut s'accrocher
S'accrocher des oreilles au coeur pour que l'on puisse enfin s'entendre !

J'crois qu'on est pas grand chose. J'crois même, qu'on est rien. Mais il y a des choses, des gens, sans qui l'on serait beaucoup moins que rien. Je crois que sans musique, sans mots, sans rencontres, sans échanges, sans nouveauté ... On serait bien moins, bien moins que rien.
J'ai La Rue Kétanou dans les oreilles. J'ai tout un monde dans les oreilles. Il danse contre mes timpans, il passe discretement dans tous les p'tits machins qui montent jusqu'à la tête, et aprés, il fait reflechir mes quelques neurones. Merci, musique.
D'ailleurs, j'veux plus écrire ici, je veux danser sur mon lit, et faire mes valises au dernier moment, encore. Je pose le dernier maux dans ce coin là...

Avant qu'on se casse d'ici, je reste pour casser des verres,
Rattrapez ceux qui fuient la vie, et dites leur qu'on restent ouvert ...

# Posté le jeudi 21 avril 2005 19:19

- Maintenant on a qu'a raconter nos vies tel un blog normal -

- Maintenant on a qu'a raconter nos vies tel un blog normal -
C'est ce qu'elle a dit. J'ai un peu perdu l'habitude.

Hier. J'ai regardé le ciel avec Clem et j'ai vu que c'était vachement bizarre quand la pluie elle tombait de la haut. Facinant toutes les conneries qu'on peut débiter quand il fait nuit. Même que j'ai dansé comme dans le film que tout le monde il connaît. Même que j'ai vu un film bien. Même qu'il s'appellait " De battre mon coeur s'est arrêté. " Il était beau. Beau comme je les aimes. Pas trop de paroles encombrantes. Pas mal de musique. Et beaucoup d'images qu'on aime regarder juste parce que ce sont que des images. J'ai pas vu G. Ah oui G. c'est un petit bonhomme. C'est tout ce que vous saurez. Parce que vous avez besoin de rien savoir de plus. La mère à G. c'est un bourreau. C'est tout ce que vous saurez. Parce que vous avez besoin de rien savoir de plus. Et j'ai fini sous ma couette. Elle est toute chaude ma couette. Très. J'ai lu longtemps. Parce que lire c'est agréable. C'est tout doux. Aussi caressant que ma couette. Et j'ai dormi. Peu. Parce que je préfère dormir la journée. Parce que l'ennui passe plus vite. Parce que c'est mieux. C'est encore plus doux. Je sais pas parler de moi.

C'est ce qu'elle a dit. J'ai un peu perdu l'habitude.

# Posté le jeudi 21 avril 2005 07:11

Modifié le jeudi 21 avril 2005 07:25

[ Elle sait pas parler d'Ailes ]

[ Elle sait pas parler d'Ailes ]
Elle sait pas parler d'elle. Tentons de parler d'Ailes.
On s'en fout je suppose, qu'elle soit tout petit, qu'elle fait des bulles toute la journée, et qu'à force de vouloir changer le monde, le monde lui tire la gueule. Ouaips, surement que tout le monde s'en fout. Mais ... Elle sait pas parler d'Elle.
C'est pas comme si tout ça, c'était de l'amitié ou un truc beau qui a la classe. Non ben non, c'est juste Elle et moi. Moi qui parle d'Elle, et Elle qui sait pas le faire.
Elle voulais un blog, elle savait pas trop, j'avais envie, elle l'a voulu vert, je l'ai voulu bulles. Parce qu'on est les meilleures noct'en'bulle que le monde puisse connaitre.
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# Posté le mercredi 20 avril 2005 09:17