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Noir et blancs sur fond vert, nos mots se posent ici comme s'ils n'en étaient jamais partis.
Noires et blanches sur fond bleu, nos silhouettes ont sillonné la ville comme si tout leur appartenait.
Comme si tout ça avait juste duré le temps d'une cigarette.
On se sent comme la braise froide qui tombe sur le bitume, d'avoir trop été consummé. On se sent consummés, oui. Mon ventre à le gout du tabac froid. Gelé.
Et puis il faut que les choses reprennent leurs cours. Pourquoi les choses ont-elle un cours? Pourquoi n'y a t-il pas plus de chemins à suivre ? Toujours la même ligne droite, on a beau s'en éloigner occasionalement, on revient toujours là, droits comme des piquets derrière l'écran pixelisé. La main droite sur la souris, la main qui a froid. La main gauche figée au dessus du clavier, prète à intervenir a chaque instant. Voilà donc nos seuls reflexes.
Ici, les cours reprennent. Je ne prends pas les cours, c'est eux qui me prennent, j'ai beau me faire fuyante et suintante comme un savon, ils me rattrappent. Oui, les cours m'ont repris.
Frigo detient coca, et je détiens frigo. Casquette détient grelot, et je détiens casquette. Flingue en plastique détient magie, et je détiens flingue en plastique.
Comme il se doit.
La tête baissée vers le bitume gelé, mes pas martèlent le même chemin dejà trop martelé. Je fais le bilan des souvenirs, je me revois parcourir la chambre aux murs bleus, je revois les livres de la bibliotheque, je revois, surtout, surtout, son reflet qui se coiffe. Dans le miroir.
Et les yeux dessinés à l'index dans le vide.
Noires et blanches sur fond bleu, nos silhouettes ont sillonné la ville comme si tout leur appartenait.
Comme si tout ça avait juste duré le temps d'une cigarette.
On se sent comme la braise froide qui tombe sur le bitume, d'avoir trop été consummé. On se sent consummés, oui. Mon ventre à le gout du tabac froid. Gelé.
Et puis il faut que les choses reprennent leurs cours. Pourquoi les choses ont-elle un cours? Pourquoi n'y a t-il pas plus de chemins à suivre ? Toujours la même ligne droite, on a beau s'en éloigner occasionalement, on revient toujours là, droits comme des piquets derrière l'écran pixelisé. La main droite sur la souris, la main qui a froid. La main gauche figée au dessus du clavier, prète à intervenir a chaque instant. Voilà donc nos seuls reflexes.
Ici, les cours reprennent. Je ne prends pas les cours, c'est eux qui me prennent, j'ai beau me faire fuyante et suintante comme un savon, ils me rattrappent. Oui, les cours m'ont repris.
Frigo detient coca, et je détiens frigo. Casquette détient grelot, et je détiens casquette. Flingue en plastique détient magie, et je détiens flingue en plastique.
Comme il se doit.
La tête baissée vers le bitume gelé, mes pas martèlent le même chemin dejà trop martelé. Je fais le bilan des souvenirs, je me revois parcourir la chambre aux murs bleus, je revois les livres de la bibliotheque, je revois, surtout, surtout, son reflet qui se coiffe. Dans le miroir.
Et les yeux dessinés à l'index dans le vide.
